LFI et la colère lycéenne

LFI et la colère lycéenne

Sous couvert de revendications parfois légitimes, des adolescents – souvent manipulés – se livrent depuis plusieurs jours à de véritables émeutes : ils incendient des bâtiments, saccagent des établissements et affrontent les forces de l’ordre.

Le bilan matériel se chiffre déjà en millions d’euros. Mais le plus grave est peut-être ailleurs : dans cette jeunesse que certains responsables politiques encouragent à confondre contestation et destruction.

La France insoumise porte une lourde responsabilité dans cette escalade. En appelant à étendre les blocages, ses dirigeants soufflent sur les braises d’une colère dont ils ne maîtrisent manifestement plus les conséquences. Certes, LFI récuse toute responsabilité dans les violences et affirme soutenir des mobilisations pacifiques. Mais comment prétendre défendre les lycéens, tout en encourageant des actions qui paralysent leurs établissements ? La jeunesse n’a pas besoin d’être transformée en instrument de conquête électorale.

L’absurdité de ces violences saute aux yeux. Ceux qui prétendent défendre l’école commencent par la détruire – les lieux mêmes où les enfants des familles modestes devraient acquérir les connaissances leur permettant de s’élever.

En cassant l’école, on finit par casser l’avenir de ceux que l’on prétend défendre.

Le contraste est saisissant avec les foules qui, quelques jours auparavant, accueillaient le pape Léon XIV en France. Deux jeunesses, ou plutôt deux visages d’une même jeunesse : l’une qui recherche le sens de sa vie, la fraternité et l’espérance ; l’autre que certains entraînent dans la confrontation et le ressentiment. Un rassemblement de centaines de milliers de personnes sans la moindre dégradation, face à quelques milliers de casseurs.

Il serait évidemment injuste de confondre tous les lycéens mobilisés avec les casseurs, ou de nier les difficultés réelles auxquelles l’Éducation nationale est confrontée.

Mais aucune revendication ne justifie de s’en prendre aux biens communs, aux enseignants ou aux policiers.

La démocratie suppose le droit de contester. Mais aussi le refus de la violence. Une génération qui veut être entendue doit d’abord refuser d’être manipulée. Quant aux responsables politiques, leur devoir n’est pas d’attiser les colères, mais de les canaliser vers des solutions.

La France a besoin d’une jeunesse qui bâtit, qui apprend et qui espère, non d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel des ambitions partisanes. Il appartient désormais aux adultes, et d’abord aux responsables politiques, de choisir le modèle qu’ils veulent transmettre.

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