Samuel Paty, l’islam et la liberté
L’infatigable cohorte des innombrables pleureuses professionnelles s’est bruyamment manifestée à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat de Samuel Paty coïncidant avec la sortie d’un film sur lui et, peu de temps après, la fin du procès de ses assassins qui ont, du reste, bénéficié d’une curieuse et inattendue indulgence des magistrats de la Cour d’appel…
La plupart des critiques, au lieu de peser le pour et le contre, se sont apitoyés sur le destin de ce modeste professeur d’histoire-géographie qui, visiblement, voulait traiter des sujets complexes ou utilisant des illustrations dépassant de beaucoup sa culture générale…
Illustrer la liberté de la presse en défendant la publication de caricatures obscènes de Mahomet, c’est ignorer le caractère « tabou » de la question dans la religion musulmane et ne fait pas honneur à ses connaissances ni à ses efforts de documentation et ce n’est pas parce que la religion chrétienne laisse de plus en plus souiller ses édifices et ses principes essentiels qu’il faut en déduire que c’est pareil pour les autres religions.
Quelques inconscients décérébrés ont même parlé de faire entrer au Panthéon ce professeur maladroit en tant que héros de la liberté, là où il pourrait, entre autres, côtoyer Robert Badinter, le protecteur des assassins, paradoxe de l’incohérence populaire.
C’est oublier qu’un héros est quelqu’un qui a pris consciemment des risques pour une noble cause qu’il était prêt à défendre au prix de sa vie. Rien à voir avec un professeur inconscient dépassé par son sujet. Il est temps de rappeler à tous que, si la France a été le pays de la liberté, pays où paradoxalement on peut sans danger traîner dans la boue la religion traditionnelle du pays alors qu’on risque la prison en faisant le salut nazi au passage du Tour de France, la liberté de chacun finit là où commence celle des autres et que les convictions religieuses des autres sont à aborder avec les plus extrêmes précautions. Puisse cet exemple faire réfléchir ceux qui en parlent avec désinvolture.
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