Tragédie de Berlin

Tragédie de Berlin

L’attentat qui a frappé la gay pride de Berlin, le 25 juillet dernier, est sinistrement révélateur des maux dont souffre notre pauvre Europe.

Un certain Abdul Ballout, Allemand d’origine libanaise, a foncé dans la manifestation avec sa camionnette – selon le mode opératoire de l’attentat de Nice, dix ans plus tôt – et tué une femme, blessant 29 autres personnes.

Selon toute vraisemblance, le suspect (abattu quelques heures plus tard par la police) était animé de motivations islamistes (d’après ce que l’on en sait, il avait même fait allégeance à l’État islamique).

Malheureusement, ce genre d’événements est devenu presque habituel depuis que nos frontières ont été délibérément transformées en passoires par des dirigeants politiques violemment hostiles à l’intérêt de leurs peuples.

Mais ce qui est plus « original », c’est que, lors de cette même gay pride, un orateur avait déclaré qu’Israël était un ennemi de la communauté LGBT, dont les Palestiniens étaient, au contraire, supposés être les « véritables alliés » – au nom, bien sûr, de la fameuse intersectionnalité des luttes (l’extrême gauche étant à la fois antisioniste et soutien des revendications LGBT, Palestiniens et militants LGBT sont supposés être alliés).

Plus grotesque encore, dans les heures qui suivirent l’attentat, alors que le suspect n’était pas encore connu, une influenceuse d’extrême gauche « espéra » à voix haute, sur les réseaux sociaux, que l’assassin soit « une personne blanche chrétienne ». Effectivement, un tel « profil » est plus facile à diaboliser !

Mais non, le réel est têtu : c’est bien un islamiste qui a tué des militants LGBT.

À vrai dire, cela ne surprend que ceux qui veulent absolument s’auto-aveugler.

Cependant, ce triste événement a du moins le mérite de rappeler cruellement que la coalition à la base de l’extrême gauche (et notamment, en France, de LFI) est une association d’intérêts non pas seulement différents, mais bel et bien contradictoires.

Il est impossible d’unir islamistes et militants LGBT, sinon dans une lutte commune contre la civilisation chrétienne. Ce n’est pas rien. Cela peut même s’avérer fort efficace – comme on le voit avec les très réels succès de LFI. Mais nous pouvons être certains que, si cela peut constituer une plateforme électorale, cela ne peut pas, en revanche, constituer une coalition gouvernementale (et je suis prêt à parier que les militants wokistes seront les dindons de cette sinistre farce). Si la tragédie de Berlin pouvait réveiller Jean-Luc Mélenchon et les siens, elle n’aurait pas été inutile. Mais, hélas, j’en doute fort !

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