Drones au-dessus de la prison de Strasbourg

Drones au-dessus de la prison de Strasbourg

À la suite de ma visite à la maison d’arrêt de Strasbourg-Elsau, j’ai saisi la Commission européenne par une question écrite prioritaire et ai contacté l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA).

Objectif : obtenir des fonds européens pour faire cesser les livraisons clandestines par drones qui alimentent les trafics en détention et empêchent les hélicoptères de secours d’atterrir de nuit à l’hôpital de Hautepierre.

Depuis des mois, des drones non identifiés, sans éclairage, circulent de nuit entre Hautepierre et la maison d’arrêt de l’Elsau. Le risque de collision a conduit le SAMU et la Sécurité civile à suspendre les atterrissages nocturnes sur l’hélistation de Hautepierre.

Des patients polytraumatisés ou victimes d’AVC sont désormais déposés au Nouvel Hôpital civil, puis transférés par la route. Deux hommes ont été condamnés le 18 août 2026 dans ce dossier mais les survols ont continué.

Le 31 août 2026, je me suis rendue à la maison d’arrêt de Strasbourg avec le député national Théo Bernhardt afin d’échanger avec la direction et les personnels de terrain, notamment le syndicat UR UFAP-UNSa Justice Grand-Est. Les survols alimentent les trafics, aggravent les violences et exposent les surveillants. Ils perturbent désormais aussi la chaîne des secours héliportés. C’est évidemment aux autorités françaises d’agir.

Mais les Français financent à Bruxelles des crédits qui pourraient servir à protéger nos prisons et Bruxelles a annoncé un paquet « sûreté des drones » pour la fin de l’année 2026.

Dès lors, dans ma question écrite à la Commission, je demande que le Fonds pour la sécurité intérieure (ISF) puisse financer la détection, la neutralisation ou des filets anti-drones ; qu’un bilan européen des intrusions de drones en prison soit établi avec l’EASA, Europol, EuroPris et les États membres, et que la recommandation annoncée pour les forces de l’ordre précise le cas des personnels pénitentiaires et de l’interception des drones au-dessus d’une prison.

Virginie Joron

Députée européenne

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