Le Covid revient…
Le Dr Anthony Fauci, dont le public français avait découvert l’existence lors de l’épidémie de Covid-19 (il dirigeait à l’époque l’Institut national des allergies et maladies infectieuses), a été interrogé le 29 juillet par une commission du sénat américain, présidée par l’élu libertarien du Kentucky Rand Paul.
Le moins que l’on puisse dire est que l’immunologiste n’a pas convaincu puisque, quelques jours plus tard, le sénat l’a déclaré « coupable d’entrave aux prérogatives d’enquête du Congrès » – ce qui est considérablement plus grave de l’autre côté de l’Atlantique que chez nous !
Que s’est-il passé ? Tout simplement ceci : à chaque question embarrassante sur sa gestion de la pandémie (et la suspension des libertés publiques qui s’en est suivie), le Dr Fauci a « répondu » en objectant le 5e amendement de la constitution américaine, protégeant les citoyens contre les abus de pouvoir lors de procédures judiciaires.
Problème : de nombreux experts de la constitution américaine estiment qu’un justiciable qui a bénéficié d’une grâce présidentielle ne peut plus bénéficier, pour la même affaire, de la protection du 5e amendement. Ce qui est logique puisque la grâce présidentielle n’a de sens qu’en cas de condamnation.
Or, Joe Biden avait accordé à Anthony Fauci une grâce présidentielle préventive – objet juridique non identifié, à l’existence aussi nébuleuse qu’un cercle carré, puisqu’il s’agissait d’une grâce préalable à une condamnation (et donc anticipant le fait que les agissements du Dr Fauci méritaient condamnation).
En tout cas, les suites de cette audition sénatoriale promettent d’être intéressantes. D’abord pour mieux comprendre ce qui s’est passé aux États-Unis et comment un peuple si sourcilleux sur sa liberté a pu accepter de se laisser enfermer pendant si longtemps.
Mais cela pourrait aussi être intéressant pour la France. Car bon nombre de mensonges proférés aux États-Unis ont été réitérés chez nous.
Si le Dr Fauci est condamné, Olivier Véran, ministre de la Santé pendant cette étrange période, et plusieurs médecins de plateau télévisé ont du souci à se faire : nous ont-ils privés de liberté sur la base d’informations qu’ils savaient fausses ? Sont-ils à leur tour passibles de poursuites judiciaires ?
En attendant, l’accusation de complotisme – abondamment utilisée pendant cette crise sanitaire – a du plomb dans l’aile : beaucoup des « complotistes » d’alors étaient seulement des personnes qui posaient des questions légitimes – et parfois y apportaient des réponses aujourd’hui confirmées !
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