Nous dansons sur un volcan…

Nous dansons sur un volcan…

Les flux migratoires prospèrent plus que jamais : 400 000 personnes en plus en France chaque année, l’état de droit, au grand dam des Français, sacralise le droit à la vie familiale et impose aux maires de marier des personnes illégalement sur le territoire, au risque d’être démis de leurs fonctions.

La dette française se porte très bien, elle progresse gaillardement, pique vers des  sommets, mais elle ne fondra pas  comme neige au soleil, c’est certain…

Le gouvernement cherche sa voie quotidienne face aux polémiques récurrentes des écologistes qui osent espérer que le soleil fasse bientôt fondre tous les glaciers de la planète… pour justifier leurs convictions.

« En politique, une vérité indiscutée n’est souvent qu’une erreur suffisamment répétée. » (Gustave Le Bon)

Les décideurs élus se débattent dans le magma des lois, des règles et des normes, qui corsètent leur action publique pour le bonheur des procéduriers, qui instrumentent la justice au nom de l’état de droit. C’est le règne de l’individualisme-roi, pourfendeur du bien public.

La Justice s’interroge sur l’actualité. A-t-on oublié que ce service public est d’abord incarné par des hommes et des femmes – « errare humanum est » ? Elle prend conscience des questions que se pose  l’opinion publique tout en revendiquant son autorité indépendante (article 66 de la Constitution).

Il arrive que le législateur se prenne par idéologie à légiférer dans des domaines qui,  parfois relèvent  de choix de conscience individuelle, de secrets de famille, voire  de pratiques culturelles comme on l’a vu plus particulièrement en pour ce qui touche au corps des femmes.

La loi sur l’aide à mourir n’est pas une loi ordinaire, elle prétend ouvrir « un droit » pour abréger sa vie, un « droit »  encadré par la loi ; tous les exemples étrangers démontrent que les limites législatives sont outrepassées, jamais respectées. C’est un changement de notre civilisation qui a élevé au rang de commandement : « tu ne tueras point ». Les soins palliatifs sont la seule possibilité, une question de moyens !

La Gestation pour autrui (GPA) « loue » un ventre de femme pour mettre au monde un enfant « commandé » par un couple d’hommes. La Cour de cassation vient de prendre en compte la reconnaissance  – par exequatur – de la naissance d’un enfant enfanté au Canada où la GPA est licite. La Cour privilégie l’intérêt de l’enfant, certes, mais le couple d’hommes qui a « commandé » cet enfant en payant le ventre d’une femme l’a-t-il privilégié ? Ces faits sont bien réels, ils illustrent les dérives du genre humain qui joue les  apprentis-sorciers !

L’État existe-t-il encore ? Il transpire, retrouve dans ses archives son vieux plan ORSEC, mobilise ses préfets et les élus locaux, taillables et corvéables à merci, rien de nouveau…

« Je ne vois guère d’autre exemple d’un État qui meurt étouffé par son propre gâchis et retourne au néant sous le regard indifférent de la Nation. »  (François  Mauriac)

L’Union européenne parle globish avec un fort accent germanique, la présidente de Commission se pousse du col pour tout vouloir décider à Bruxelles, en dépit du Conseil et du Parlement.

L’Euro anesthésie les réalités monétaires de la zone, les créances de l’Allemagne (1065 Mds €)  enregistrées à Target 2 en mai 2026 sur les pays du Sud (France : 190 Mds €, Espagne : 448 Mds €, Italie : 358 Mds €) restent impayées, mais  pour combien de temps ?

On comprend mieux la position de l’Espagne lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro du 9 juillet dernier. Elle a proposé de créer un trésor de l’UE et d’émettre annuellement 850 milliards d’euros de dette commune.

La proposition de Madrid a été vertement refusée par les Néerlandais et les Finlandais. On se souvient que Berlin, à Aix-la-Chapelle, en mai avait fermement rappelé son opposition aux eurobonds, ce qu’Emmanuel Macron n’a toujours pas compris !

Le parquet allemand accuse officiellement les autorités ukrainiennes d’avoir commandité le sabotage des gazoducs NordStream en septembre 2022.

Kiev bombarde les raffineries russes et Moscou riposte sur des quartiers urbains ukrainiens.

Trump s’enrichit en spéculant sur les bitcoins mais, ne lui en déplaise, la « dédollarisation » est bien en marche ; les Etats-Unis vont alors faire la manche et rapatrier leurs « boys ».

L’éléphant républicain incarné par Donald Trump est fort à son affaire: il croit détenir les clés du conflit contre l’Iran et signe ostensiblement son « mémorandum d’entente » à Versailles, devant les caméras, mais  il se leurre  lourdement, rattrapé par la maîtrise iranienne du détroit d’Ormuz : il découvre la guerre asymétrique… Et de recommencer les frappes sur l’Iran, scellant la fin des illusions versaillaises; communication trumpienne – comme d’habitude…

« Quand l’éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent. » (Proverbe africain)

Le Pape américain n’est pas l’ami du locataire de la Maison blanche, il lui répond sèchement. Mais, en colère, il perd son latin quand La Fraternité   Saint Pie X consacre 4 nouveaux évêques : est-ce la préfiguration d’un nouveau schisme dans l’Église multiséculaire?

« Il ne faut pas jamais désespérer son ennemi ; cela le rend fort. » (Jean Anouilh)
Il règne une ambiance de rupture dans tous les domaines, régaliens ou sociétaux ; certes, le pire n’est jamais  certain.

« La politique et la stratégie de la guerre ne sont qu’une perpétuelle concurrence entre le bon sens et l’erreur. » (Charles de Gaulle)

Nous vivons ainsi une période merveilleuse où tous les événements , s’additionnent, se combinent, pour combler d’aise le genre humain.

Dansons, dansons… sur un volcan prêt à se réveiller ! 

Ainsi va le village planétaire…

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *