Ce que j’ai vu dans les manifestations

Ce que j’ai vu dans les manifestations

Samedi après-midi et en soirée, j’ai pris le temps d’aller à la rencontre des manifestants. Chef d’entreprise de 55 ans, je voulais voir de mes propres yeux ce qui se jouait, loin du battage médiatique et des commentaires irresponsables des responsables politiques, de droite comme de gauche.

En dehors des petits groupes organisés de pilleurs — très utiles au système, car ils discréditent le mouvement, comme ce fut le cas pour les Gilets jaunes —, la grande majorité des jeunes que j’ai croisés étaient de braves gosses. Ils mesuraient assez clairement l’impasse dans laquelle ils se trouvent. Ils étaient plutôt polis, certes sans les codes habituels, et tous m’appelaient « Monsieur ». J’ai discuté avec plusieurs d’entre eux, notamment issus de l’immigration. L’un m’a dit qu’il n’y avait pas d’avenir en France et qu’il espérait partir. D’autres, très corrects, m’ont demandé : « Monsieur, quel avenir avons-nous ? Où pouvons-nous aller ? » Dans leurs propos, j’ai senti un vrai désespoir. Ils sentent bien qu’on leur ment.

L’école ment sur leur niveau réel. L’école ment sur leur avenir. Depuis cinquante ans, des « pédagogues » de l’Éducation nationale ont méthodiquement détruit l’école. Elle n’est plus cet ascenseur social fondé sur le mérite qu’elle devrait être. On force des jeunes à rester sur les bancs pour rien, on leur vend des formations bidon, on méprise les métiers manuels, et on leur enseigne à cracher sur le passé de la France plutôt qu’à en mesurer la grandeur. Quand on pousse ainsi une jeunesse au désespoir, il ne faut pas s’étonner des conséquences. Les politiques, dans leurs tours d’ivoire, feraient bien d’écouter ces plaintes au lieu de caricaturer.

C’est révélateur : même parmi la jeunesse issue de l’immigration, les plus travailleurs et les plus lucides songent à s’en aller. À terme, on risque de ne garder que la racaille des banlieues et les cas sociaux des campagnes. La jeunesse laborieuse et consciencieuse finira par partir.

Les casseurs, eux, bénéficient d’une relative impunité. Ils servent le régime, qui table sur le réflexe sécuritaire d’une population épuisée. Le peuple, lui aussi victime de la situation socio-économique créée par nos dirigeants, se jettera dans les bras des représentants de l’autorité par peur des pillards. L’opposition de droite, toujours aussi maladroite, propose même l’état d’urgence, ce qui revient en réalité à protéger les centristes qu’elle prétend combattre. La gauche, de son côté, attise la violence pour radicaliser son électorat et consolider son assise électorale. Ces logiques purement électorales convergent vers le même résultat : pousser le pays vers la guerre civile.

Pendant ce temps, le pays s’effondre. Sans sursaut rapide, la France risque de se retrouver dans une situation pire que celle d’Haïti. Les vrais responsables sont les politiciens, qui forment aujourd’hui une nouvelle oligarchie : une noblesse républicaine arrogante, vivant de privilèges sur le dos du peuple. Ils ont laissé détruire l’école pendant plusieurs décennies, et ils continuent de mentir aux jeunes.

Ces jeunes ne sont pas nos ennemis. La gauche les instrumentalise ; une certaine droite, par sa bêtise, les pousse à nous haïr. Il faudrait au contraire unir le peuple, quelle que soit son origine, et renvoyer la caste politique responsable de la situation. Il faut s’appuyer sur la partie saine du pays : les Français de souche qui travaillent et ceux issus de l’immigration qui travaillent et nous respectent. Virer immédiatement les casseurs et les glandeurs. Arrêter toute aide sociale aux immigrés qui ne contribuent pas. Cesser de payer les cas sociaux à ne rien faire. Le principe est simple, et il est aussi bien biblique que communiste : « celui qui ne travaille pas ne mange pas ».

Il faut ensuite, de toute urgence, rebâtir l’école que nos élites ont mis quarante à cinquante ans à détruire. Lui redonner son rôle d’ascenseur social fondé sur le mérite, avec une sélection basée sur le travail et l’effort, et non sur l’argent ou les accommodements. Arrêter de forcer des jeunes à rester scolarisés pour rien, cesser de leur vendre des formations bidon, revaloriser les métiers manuels. Et leur apprendre la grandeur de la France au lieu de cracher sur notre passé, afin de réconcilier les Français avec leur histoire et entre eux.

Puis mettre en place une politique nataliste forte et stopper net toute immigration.

Le reste n’est que diversion.

Christophe Machard

Chef d’entreprise

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