Le Canon français

Le Canon français

Le « Canon français » est une entreprise qui organise des banquets un peu partout en France, recréant du « lien social » autour des produits du terroir et des chansons françaises traditionnelles.

Autant dire qu’il faut beaucoup d’imagination pour en faire une officine de militantisme néonazi. C’est pourtant ce qu’a réussi à faire la députée LFI Emma Fourreau qui s’est récemment battue pour faire interdire le centième banquet organisé par cette entreprise – banquet qui a finalement bien eu lieu à Caen car, jusqu’à présent, il est toujours autorisé de recevoir des convives pour déjeuner et chanter dans des lieux privés (même si l’extrême gauche voudrait manifestement aussi nationaliser ces lieux de réception privés !).

Le « problème » du Canon français, c’est que Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire conservateur devenu en quelques années l’une des principales bêtes noires de la gauche française, en est actionnaire minoritaire (à 30 %).

Cela suffit pour que l’entreprise soit devenue un repère d’activistes d’extrême droite – au moins dans l’imagination fertile (et sectaire) de Mme Fourreau.

D’ailleurs, quand cela serait, on ne voit pas très bien pourquoi cela invaliderait le modèle économique de la société.

Si plus de 100 000 Français ont dépensé près de 80 euros pour participer à l’un de ces banquets, c’est sans doute que cela répond à un besoin – d’identité, de convivialité, ou autre.

Car, aussi curieux que cela puisse paraître aux députés d’extrême gauche, la plupart des êtres humains ne souhaitent pas être de pures monades et souhaitent vivre enracinés – dans un terroir, dans une famille, dans un réseau d’amitiés…

« L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine, disait fort justement la philosophe Simone Weil. »

Pourtant, les attaques gagnent en intensité. Comme le faisait remarquer le « Figaro », peu suspect d’extrémisme, les insultes contre les participants s’aggravent de mois en mois : « Beaufs, réacs, électeurs du RN, puis néonazis… »

C’est évidemment grotesque, mais cela dit aussi la haine de LFI pour nos racines. Pour les camarades de Mélenchon, il serait parfaitement légitime qu’un Algérien ou un Malien veuillent garder son identité, mais insupportable qu’un Breton ou un Alsacien en fassent autant. Pourquoi cette haine du « Français de souche » ? Sans nul doute parce qu’il vote « mal » : aujourd’hui comme hier, il faut d’urgence conformer de force le peuple à l’image qu’en a la gauche morale !

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