LFI et la police

LFI et la police

Dans la nuit de samedi à dimanche, la métropole de Tours a été le théâtre d’affrontements violents entre « jeunes » et forces de l’ordre.

La raison de cette énième nuit d’émeute résidait dans le fait qu’un jeune homme avait été blessé dans une collision avec un véhicule de police.

Aussitôt, les élus de la France insoumise, fidèles à leur haine « anti-flics », ont accusé la police d’être responsable.

Ainsi le député Thomas Portes a déclaré: «Une fois de plus, un véhicule de police a tamponné un jeune homme à moto. Des méthodes d’intervention qui tuent. La police de ce pays doit être rénovée de la cave au grenier. »

La présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot, a même réclamé une « police avec une déontologie » et « pas des cow-boys qui sont autorisés à faire tout et n’importe quoi ».

Inutile de préciser que ces attaques sont proférées sans aucun élément pour les justifier.

Tout ce que l’on sait de l’affaire, pour le moment, est que la police faisait face à des rodéos urbains – et pas à de petits anges innocents !

Il est par ailleurs assez scandaleux que des « responsables » politiques attaquent les forces de l’ordre sans preuve, au moment même où celles-ci sont violemment prises à partie.

Neuf policiers et un gendarme ont été blessés dans les affrontements qui ont suivi cet accident (pardon, ce n’était pas un accident, nous « informe » Thomas Portes, pour qui la police a donc volontairement blessé le jeune motard !).

La moindre des choses serait de soutenir les policiers et gendarmes qui risquent leur vie et, au minimum, leur intégrité physique pour assurer la sécurité et la tranquillité des riverains. Au moins jusqu’à la preuve de leur culpabilité.

Mais non, LFI est sans hésitation du côté des délinquants. La gauche radicale ne perd jamais une occasion d’invoquer la présomption d’innocence. Mais seulement dans le cas où cela concerne un voyou, pas pour un policier.

Les membres des forces de l’ordre ne sont certes pas tous des saints. Mais aucune corporation, que je sache (et celle des députés LFI plutôt moins que celle des policiers !), n’est assurée de ne comporter que des saints dans ses rangs.

Si le conducteur de la voiture de police est coupable, il sera certainement sévèrement condamné (plus sévèrement que s’il avait été un voyou). Mais rien ne prouve qu’il soit coupable et rien ne justifie l’espèce de lynchage politique que lui promet LFI.

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