Arcom et censure

Arcom et censure

Grâce à nos confrères de Breizh.info, j’ai récemment découvert le « projet stratégique » de l’Arcom pour les années 2026-2028.

Naturellement, cet horizon temporel cache mal la date importante : 2027, c’est-à-dire la date des élections présidentielles – et probablement législatives (car on imagine mal que le nouveau président ne dissolve pas l’Assemblée pour avoir une majorité au lieu de l’actuelle confusion).

Pour le dire d’une phrase, ce « projet stratégique de l’Arcom » est une admirable illustration du proverbe bien connu selon lequel « l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

Il serait en effet difficile de trouver des lecteurs qui soient en désaccord avec les objectifs affichés comme « lutter contre la haine en ligne », « protéger les mineurs » ou « assurer le pluralisme de l’information ».

Le problème, c’est que tout se passe comme si ces objectifs convergeaient dans un unique but : censurer internet et assurer que le « narratif » officiel du « Système » ne soit pas contesté par des médias dissidents.

On pourrait même aller plus loin et y voir à l’œuvre une logique orwellienne : « lutter contre la haine en ligne » empêche de répondre aux discours de l’islam radical et permettra le développement du terrorisme.

« Protéger les mineurs » permettra de leur proposer une « transition de genre » gratuite – et donc de les détruire.

« Assurer le pluralisme de l’information » permettra d’interdire les médias d’opposition.

Bien sûr, il y a fort à parier que la plupart des personnes qui ont contribué à ce « projet stratégique » aient les meilleures intentions du monde.

Mais il est clair que la conséquence de ce projet sera le flicage généralisé. Par exemple, comment « protéger les mineurs » sans leur demander leurs papiers d’identité ? Et donc imposer que tous les internautes se rendant sur certains sites soient tenus de déclarer leur identité ? Et comment être sûr que cela ne sera pas étendu à tous les sites ?

Nous l’avons souvent dit dans ces colonnes, tout se passe comme si le pouvoir exigeait de conserver le monopole de l’information (et des « fake news » puisqu’il n’y a pas d’information sans erreur).

Cependant, nous pouvons assurer, sans risque de nous tromper, que cela ne sera pas possible : on peut bien sûr empêcher que le grand nombre ait accès aux informations mettant en cause le pouvoir (comme actuellement en Chine). Mais on ne peut empêcher que l’information circule. Le combat de la Macronie pour le contrôle de l’information est un combat d’arrière-garde et voué à l’échec.

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *