Cadavres d’animaux
Sandrine Rousseau, la très idéologue députée écolo-pastèque, voudrait imposer par la loi de désigner la viande comme des « cadavres d’animaux ».
« J’aimerais bien un jour réussir à passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière, c’est-à-dire des cadavres d’animaux, a-t-elle déclaré à Futur association, une organisation de protection animale », ajoutant : « Les menus des restaurants auraient beaucoup plus d’allure s’il y avait “cadavre de vache” plutôt qu’entrecôte. »
On peut penser, bien sûr, que tout ce qui est excessif est insignifiant et que les propos de Mme Rousseau ne méritent guère d’attention.
Le problème, c’est que les minorités d’activistes dictent le débat politique des prochaines années et que, si on ne répond pas dès maintenant aux délires d’une gauche de plus en plus liberticide (et de plus en plus fanatiquement anti-humaniste), ces délires s’imposeront rapidement.
Cela étant, on ne peut pas répondre à de telles « idées » par l’argumentation rationnelle. La seule façon « raisonnable » d’y faire face est d’y opposer un immense éclat de rire.
Pour montrer à la majorité silencieuse qu’elle est toujours majoritaire et qu’elle n’a aucune raison d’avoir honte.
Non, il n’est pas scandaleux de manger de la viande et oui, l’être humain est d’une autre nature que les animaux. Cela n’implique pas que nous puissions torturer ces derniers, mais cela implique que l’on peut tout à fait manger de la viande sans être un monstre.
Et, n’en déplaise à Sandrine Rousseau, nous ne l’avons pas attendue pour manger cette viande plutôt sous forme de cadavre que vivante.
J’ajoute que les Français avaient jusqu’à une date récente l’habitude de tuer les animaux sans les faire souffrir mais que, « grâce à » l’influence grandissante des amis de Mme Rousseau, la quasi-totalité des abattoirs de France égorgent désormais les animaux sans les étourdir et les laissent se vider de leur sang.
C’est l’abattage rituel prévu par l’islam (et, également, par le judaïsme rabbinique, mais celui-ci était suffisamment minoritaire pour ne pas imposer ses pratiques à tous, à la différence de l’islam).
Est-il besoin de rappeler que Mme Rousseau agresse plus volontiers les amateurs de barbecue que les égorgeurs hallal ? C’est sans doute moins dangereux – et cela évite de perdre une rente électorale.
En tout cas, une nouvelle fois, nous constatons que « l’écologie politique » est beaucoup plus politique qu’écologique : elle est anti-humaniste et semble, en outre, tout ignorer des lois de la nature !
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