L’ensauvagement de la France

L’ensauvagement de la France

Le bilan des « débordements » après la victoire du Paris Saint-Germain en coupe des champions, samedi 30 mai, est lourd : 57 blessés parmi les forces de l’ordre, 219 parmi les participants aux « rassemblements festifs », dont 8 graves, et même un mort (qui a heurté à moto les blocs de béton qui fermaient l’accès au périphérique).

Pourtant, le ministre de l’Intérieur se félicite que la situation ait été « globalement sous contrôle » !

Le vocabulaire même qu’emploient les médias et les politiciens contribue à occulter la réalité : non, il ne s’agit pas de « débordements », ni de « rassemblements festifs ». Mais bel et bien de nouveaux symptômes de l’ensauvagement.

On jurerait être revenu aux « beaux temps » de la propagande communiste quand des discours fleuris nous décrivaient une réalité idyllique et occultaient délibérément la monstrueuse réalité ou que Georges Marchais évoquait le bilan « globalement positif » des pays de l’Est.

L’avantage de ce « globalement », c’est qu’il permet de passer sous silence les faits « gênants ». Il est vrai que la gauche a, depuis les origines, des problèmes avec le réel. Souvenons-nous de Rousseau, le prophète de Robespierre et de ses amis, et son célèbre « Commençons donc par écarter tous les faits car ils ne touchent point à la question ». Naturellement, ce choix des nuées et de l’utopie permet de rebâtir une cité idéale où tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le problème, c’est que, « dans la vraie vie », les tentatives de bâtir des sociétés utopiques ont toutes viré au cauchemar.

En l’occurrence, la gauche (au sens philosophique ou culturel – et cela va, hélas, bien au-delà de la gauche au sens partisan du terme) ne voit que d’innocents sauvageons qui s’amusent, là où nous subissons de véritables émeutes, parfois même des scènes de guerre.

En sanctionnant mollement de tels « débordements », les autorités les encouragent. D’année en année, la situation s’aggrave, malgré des dispositifs policiers chaque fois plus massifs (22 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés samedi).

À vrai dire, on se demande même si le gouvernement n’a pas partie liée avec les émeutiers car cet ensauvagement n’est que l’une des mâchoires de la tenaille qui détruit méthodiquement notre France, l’autre étant la suppression de nos libertés.

Toute personne dotée d’un minimum de bon sens ne peut, en effet, que s’interroger sur l’effrayant « deux poids, deux mesures » qui fait que les braves gens sont de plus en plus visés par la police ou la justice, tandis que les criminels sont de moins en moins sanctionnés.

Dépasser d’un kilomètre par heure la limite de vitesse autorisée semble ainsi plus grave que vendre de la drogue. Dans un autre ordre d’idée, ceux qui ne font rien pour sanctionner les violeurs d’enfants qui sévissent dans le périscolaire ou l’aide sociale à l’enfance nous « proposent » un flicage généralisé d’internet pour « protéger les enfants ».

Comme on peut difficilement croire à leur parfaite imbécillité, on ne peut se défendre de penser que l’ensauvagement est une belle occasion pour faire de notre pauvre France une société où les personnes ont autant d’autonomie que les termites dans une termitière !

Ainsi l’accroissement de la violence et l’allergie de nos dirigeants pour nos libertés s’allient pour rendre la société française de plus en plus invivable. Les étrangers l’ont abondamment commenté après les scènes de samedi, mais les amis de M. Macron y restent aveugles !

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *