Le calvaire de Preston Davey
La semaine écoulée fut riche en événements et faits divers, les uns prenant tout l’espace médiatique au détriment des autres. En ordre chronologique, notons :
– Le dimanche 14 juin, la flotte fantôme russe (des pétroliers qui cherchent à échapper aux sanctions internationales) escortée de navires de guerre, s’est rappelée à notre bon souvenir. Ceux qui disent que la Russie est amie, inoffensive et partie de l’Europe ont décliné tout commentaire lorsque les forces britanniques ont arraisonné le Smyrtos dans la Manche. Même chose le 16, lorsqu’un navire de guerre russe, cette fois-ci dans les eaux internationales mais notre Atlantique proche car à 40 milles de l’Ile de Wight, s’est permis de tirer sur un yacht privé sous le faux prétexte de « collision possible ». La flotte russe ne se contente pas de longer les côtes du Groenland, elle s’invite près des nôtres. A surveiller.
– Le 15, Elon Musk a vu ses prises de risque récompensées par Wall Street, devenant officiellement le premier trillionnaire (ou trilliardaire ?) de la planète. Aussitôt, le misérable Adam Schiff, harceleur en titre de la droite MAGA et de Trump, a parlé de « redistribution » à tout va vers ses causes favorites.
– Le 15 aussi, verdict pour deux pédophiles au Royaume Uni pour le meurtre du petit Preston Davey.
– Le 17, Rupert Lowe, transfuge du Parti Conservateur vers le Reform Party de Farage avant de fonder son Restore Party, plus à droite, a publié un énième rapport sur le scandale des réseaux pédophiles pakistanais, sauf que ce rapport-là est vraiment exhaustif avec 217 pages et une mine de détails occultés précédemment et, surtout, il recense d’autres nationalités immigrées impliquées, toutes de confession musulmane; il fait ressortir le phénomène de classe sociale en plus de celui de race contre la population de souche modeste et il accuse nommément les personnalités responsables ou complices (des deux bords politiques), les services sociaux, la police, les édiles… Il instruit le procès du politiquement correct. Et Lowe réclame des peines appropriées. Ce rapport est à damner et tout particulièrement les socialistes Blair et Starmer…
– Le 18, Andy Burnham a été élu sans surprise à Makerfield, bien décidé à défier Starmer qui, lui, s’accroche à son poste comme une bernique à son rocher. A suivre.
– Le 18 aussi, Trump découvre Versailles et y signe le Protocole d’Accord destiné à mettre fin en 60 jours à la guerre en Iran. On pourrait parler de chute du sublime au ridicule car Trump semble avoir cédé devant la résistance iranienne inattendue et maintes pressions de tous ordres. Nous n’avons pas toutes les informations et le jeu d’échecs géopolitique à plusieurs dimensions de Trump peut nous échapper. Toutefois, le seul fait que l’accord plaise à Macron, aux chefs européens et à l’ONU le rend suspect et puis traiter avec « la République Islamique d’Iran » prouve que l’on est très loin de sa reddition sans conditions. Celle du Japon ne s’était faite qu’après la bombe nucléaire. Là, Trump, de façon incompréhensible, a ménagé l’ennemi, cessant les attaques militaires parfaites début avril pour se livrer à sa manie des « deals ». Or, la diplomatie transactionnelle a ses limites : on ne traite pas avec des dictateurs « élus à vie » (et en plus unis contre vous) ou avec des islamistes fanatiques et terroristes qui sont prêts à mourir en tuant avec l’arme atomique le plus grand nombre d’infidèles pour faire revenir le douxième Imam ! Donc, ni Poutine, ni Xi, ni les Gardes de la Révolution Iranienne. Toutefois, si la plupart des critiques sont acerbes et même féroces, d’autres vantent le jeu de Trump. Alors, tout en remarquant que Trump traite (momentanément ?) Netanyahou comme il traitait Zelensky, ce qui n’est pas sans ironie, nous observerons patiemment avant de porter un jugement définitif. Des surprises sont possibles.
Ce qui nous ramène au cas de Preston Davey complètement occulté par l’actualité. A tort.
Il faudrait Dickens ou Victor Hugo pour souligner le degré d’horreur atteint dans la maltraitance de l’enfance qui marque notre société. La France a eu son lot avec nos jeunes filles violées et tuées, Lola, Philippine, Lyhanna… Et l’Angleterre a son scandale des gangs violeurs. Nous n’oublions pas pour autant nos jeunes gens assassinés sauvagement : Quentin à coups de pied dans la tête, Henry Nowak à coups de couteau… Toutefois, le cas du petit Preston est particulièrement pathétique et marque un degré supplémentaire dans la dépravation et le vice favorisés par la société actuelle, ou disons-le carrément par la gauche sexuelle depuis les années 60. C’est à l’occasion du procès des deux tortionnaires qui ont infligé la mort à un bébé de 13 mois en juillet 2023 que « The Guardian » a rappelé les faits : Preston est né en juin 2022, en prison, sa mère biologique Sarah Davey purgeant une peine pour meurtre. Ôté à sa mère à 5 jours, refusé à sa grand-mère parce qu’elle était soignée pour un cancer et à son père biologique parce qu’il était alcoolique, il fut placé en garde chez un couple marié, Sandra et Paul Cooper, des « foster parents », fonction provisoire rémunérée, avec lesquels l’enfant aurait vécu 9 mois bien traité et choyé. Est-ce donc par souci d’économiser ou de satisfaire au wokisme que le conseil municipal de la ville de Holdham a décidé de leur retirer l’enfant et de permettre son adoption par un couple d’homosexuels, Jamie Varley et John McGowan-Fazakerley ? Ce type de « parents adoptifs » est interdit en Italie mais ne l’était pas par le gouvernement « conservateur » anglais. En quatre mois, l’enfant martyr a subi « des agressions sexuelles journalières et autres sévices traumatisants, prouvés par quarante marques relevées à l’examen post-mortem », mais jamais remarquées avant par les services sociaux, médecins et autres autorités. La cause directe de la mort selon le médecin légiste est glaçante : « obstruction aigüe des voies respiratoires par un objet introduit dans la bouche de l’enfant et l’étouffant » (« The Guardian », Mark Brown, 18 juin). On est confondu par le niveau de dépravation des deux tortionnaires, par le manque absolu de conscience. On est devant le Mal à l’état pur.
Il fut une époque où ces deux monstres auraient été pendus haut et court, sans procès. Au lieu de cela, Varley va être entretenu sa vie entière en prison et McGowan n’écope que de 25 ans.
Né sous une mauvaise étoile et condamné par des services sociaux « progressistes » (irresponsables) à une expérience douteuse, ce bébé, « le plus petit et le plus faible d’entre nous », a vécu un calvaire. Imagine-t-on les souffrances et la terreur d’un petit être humain, sans pouvoir et sans voix, jouet de deux brutes perverses ?
Preston aurait eu aujourd’hui quatre ans. Nous avons le devoir de ne jamais l’oublier.
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